N'ayez crainte... le titre n'est qu'une référence cinématographique (pour le moment)
En ce jour funeste d'octobre... j'ai le malheur de vous annoncer le retour de mon voisin.
Funeste car il est de notoriété publique que mon voisin me terrorise.
Tout d'abord, il mesure au moins 15 têtes de plus que moi (ce qui n'est pas difficile pourriez-vous me dire...mais l'image sert d'abord montrer que la créature est de type imposante à mes yeux)
Mais ça s'arrêterait là si il avait l'air doux comme un agneau. Seulement, pas de chance, NAN. L'homme est plutôt de type louche, (si si vous voyez le genre... le genre de personnes qu'on évite quand on marche dans la rue quoi...).
Là encore, pas de problème s'il se contentait d'avoir l'air d'un criminel en cavale...
Mais, l'individu semble ne pas être sorti de l'adolescence...A toutes heures du jour ou de la nuit, il manifeste sa présence par divers bruits mais surtout par l'écoute d'une musique plus que gracieuse à un niveau tel que chacun peut en profiter... Là encore, erreur fatale de sa part... Son adolescence remonte à il y a peut-être 15 ans (selon les évaluations de nos experts) et depuis il ne semble pas avoir évolué: il écoute toujours le même type de musique. C'est ainsi que je me retrouve parfois forcée d'écouter pendant 1h30 "Last Night A DJ Saved My Life". J'AIME. D'autant plus que, s'il a des goûts musicaux douteux (avec une nette préférence pour la musique de merde à base de basses) qu'il impose à tous à n'importe quelle heure (quel bonheur d'être réveillée à 1h30 du matin par le mur qui vibre...), il aime particulièrement réécouter la même chanson plusieurs fois de suite...(17 fois, record à battre).
Tout ceci me portait sérieusement sur les nerfs. N'étant pas d'une nature très travailleuse mais désirant tout de même réussir mon concours cette année, j'espérais en effet trouver le calme et la sérénité dans mon petit appartement chéri... et lui me brisait tous mes rêves.
Puis vint l'époque bénie.
Il partit. loin (à l'HP, ce qui n'est pas vraiment rassurant en soit).
Epoque bénie où je pouvais travailler quand je voulais et pas seulement lorsqu'il n'y avait plus de musique pour me donner un mal de crâne abominable...
Et aujourd'hui, le drame....
Alors que je rentre chez moi, j'entends des basses... Je crois d'abord à une hallucination... Mais non, le son est là... de plus en plus persitant. Ma gorge de noue, les larmes montent.
Non, c'est impossible... Ils ne peuvent pas déjà avoir libéré la bête...
Voilà 1h que je suis chez moi, j'ai couru acheter des boules Quiès, prié pour que la personne qui écoute de la musique soit un de ses amis venu déménager ses affaires, je me suis enfermée chez moi.
J'ai un peu envie de pleurer.